kose i tomb dan’ tautologie

Jorge Luis Borges, dans la bibliothèque de Babel, pose les questions sur le lisible et la traduction[1]. Je traduis sa phrase Parler, c’est tomber dans la tautologie  en créole : kose i tomb dan’ tautologie, puis dans les autres graphies présentent sur l’île de la Réunion (latine, arabe, hindi, chinois et hébreu) . La superposition lettre à lettre des traductions permet d’obtenir 22 fichiers numériques, soit les 22 lettres des livres de la Bibliothèque de Borges.

Dans le processus, les lettres deviennent formes calligraphiques abstraites, clin d’œil au mythe de Babel et à l’abstraction.
On devine une calligraphie, mais illisible. Je les édite sur du papier que je colle sur les vitres de la BU du Tampon

[1] Jorge Luis Borges, Fictions, Folio, 1983 p. 80 : « Toi, qui me lis, es-tu sur de comprendre ma langue ?» et « Parler, c’est tomber dans la tautologie

A-1-K-kose A-12-Okose A-13-Skose A-14-Ekose

A-21-i- A-22-i A-23-i-cest

A-31-T A-32-Otomb A-33-M A-34-B

A-51D-dan A-52-A-dan A-53-N-dan

A-55-LA- A-61-T1 A-62-A A-63-U A-64-T2 A-65-O1 A-66-L1 A-66-O2 A-67-G A-68-I A-69-E