game’s banality

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game’s banality

présente un cycle de travail complet, commencé en 2011 et qui s’achève avec une résidence au Lycée Léon Lépervenche du Port (2012-2013) et deux expositions partielles, aux Beaux Arts de la Réunion et à la Bibliothèque Universitaire du Tampon.

Le jeu me permet de m’exprimer sur le mode du mime, du « comme si ». J’y trouve une grande liberté, dans mon espace propre et un temps à mon rythme.
Tout jeu est ambigu, entre rire et sérieux : car qu’est-ce qui, en fin de compte, se joue là ?

Ce travail est un jeu avec le jeu, avec l’art, avec d’autres artistes, avec le public, avec les mathématiques, les mots… C’est un jeu avec des protocoles empiriques, déclinables, une logique qui n’en est pas, les processus de l’informatique, mon ancien métier, mais détournés ou bien des ratés que je confronte à mes interrogations avec humour, légèreté. Il est le résultat d’actions simples, non performative, à l’inverse des installations par lesquelles j’ai commencé.

J’ai un intérêt marqué pour un certain univers cartésien, fait de figures géométriques, de phénomènes optiques, de cartographies que je détourne de façon assez empirique. Par le jeu et par jeu, je joue d’une dimension à une autre avec des références diverses, plus ou moins populaires,  des clins d’œil humoristique à l’art moderne et contemporain ; la résidence en milieu scolaire m’a permis une réalisation technique qui flirte avec l’industriel et certains codes de l’art.
J’interroge le statut de l’œuvre, sa forme minimale (banale, parfois déceptive) et son mode d’existence unique, multiple ou distribuable, pour mieux propager la poétisation d’un banal quotidien.

Je choisis de jouer aux frontières : une sculpture peut-elle être une image ? un volume peut-il être un multiple ? un volume peut-il être un plan ?
J’aime procéder au recensement des choses, à la Perec. C’est toujours un peu vain, de vouloir tendre vers l’infini … sans le pouvoir vraiment.

Ces décomptes, ces classifications me permettent de créer des systèmes clos, des boucles ou des bugs qui me donnent la possibilité de passer d’une œuvre à une autre par association d’idées et jeux de mots.

Lien interview 2014

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