J.E.P. 2016

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Savane jaune, terre rouge, pierres noires.
Cheminée qui veille sur les pierres délabrées à ciel ouvert, désolation.

Silence.

Écriture d’hier, chair de terre griffée, cicatrice noire,
Écriture vestige d’une intention, d’un projet, d’une énergie oubliée.

Fiction de plan industriel : forge, four, moulin détaillé, songe déjà lointain pudiquement couvert de papier blanc.

Temps étiré de l’apogée de l’usine sucrière au vestige réactivé de son souvenir, mieux : illusion blanche du passé au présent.

Blancheur qui souligne la trace noire de l’homme, la trace de l’énergie créatrice, celle aussi, de la coupe à la combustion, qui nous revient par le sucre blanchi.                                                       

          Du bruit.

                             Un blanc.

                                                     Un pli qui clôt.

Des plis et replis de papiers froissés qui crient le non-dit, le secret enfoui d’une histoire qui n’en finit plus de se lamenter.

Regard qui s’éveille, regard qui englobe, regard qui survole les méandres de la redécouverte.

Ruine de papier qui stigmatise notre mémoire. Méandres qui se referment sur elles-mêmes enfermant les secrets, maîtres silencieux de nos destins.

annaf, septembre 2016

 

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1:1, photographie projetée sur papier au sol, 140×78 cm